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La magie du vidéo accessible avec Kino Sherbrooke
Paru dans Le Journal de Sherbrooke le samedi 24 avril 2004
Alain Bérubé

À partir d’une simple caméra vidéo et d’un ordinateur, il est maintenant possible de réaliser de petits chefs-d’oeuvre. Kino Sherbrooke offre chaque mois la chance aux vidéastes amateurs de démontrer leur savoir-faire.

Le Café Presse Boutique débordait de spectateurs lors des deux premiers événements, ce qui a surpris agréablement les organisateurs. « Nous avons dû déménager nos projections au Théâtre Granada. Lors de notre dernière soirée, il y avait environ 200 spectateurs. Le phénomène Kino connaît une progression rapide à Sherbrooke », commente Véronik Noël. Le principe de Kino est simple : donner la chance aux artistes de la vidéo de partager leur passion. « Les courts métrages durent de 30 secondes à 20 minutes. Ils peuvent porter sur divers sujets, que ça soit sérieux ou humoristique. Cela permet aux participants de sortir de leurs sous-sols et enfin voir leurs films diffusés à plus large échelle », affirme Dominic Marcotte.

Liberté d’expression

Ce qui rend particulier les soirées Kino (la prochaine étant le 5 mai à 19h30), c’est toute la place laissée à la liberté d’expression. Ainsi, que ça soit une parodie d’une série télévisée, un reportage sur un périple en Afrique ou une intrigue policière, tout est permis. « Comme on ne visionne pas les cassettes, il n’y a aucune censure. C’est aux vidéastes qu’incomble la responsabilité de présenter un bon produit, d’autant plus qu’ils présentent eux-mêmes leurs films. Mais dans l’ensemble, ce sont de courts métrages de très bonne qualité », confie l’animateur Yannick Côté. Les participants sont même conviés, à la fin de leur oeuvre, à annoncer la date de leur prochaine présentation. « ça fait partie du jeu. Si le réalisateur ne respecte pas l’échéance prévue, le public lui imposera un thème pour son prochain fIlm », mentionne Véronik Noël. Les soirées Kino se multiplient à travers le Québec, où est d’ailleurs né cette vague. Il y a régulièrement des échanges de courts métrages entre clubs. Et les possibilités de traverser les frontières sont là, le mouvement ayant des cellules eI1tre autres à Bruxelles, à Paris et au Wisconsin. « C’est une chance unique pour certains réalisateurs en herbe de se faire connaître. Lors des soirées, les spectateurs peuvent échanger avec eux et leur suggérer des moyens d’améliorer leurs créations. Le public est fort cordial et jusqu’à présent, aucune huée n’a été entendue à Sherbrooke », raconte Dominic. Pour la soirée au Granada, le réalisateur sherbrookois Ahn Minh Truong - lauréat du concours Vidéaste recherché 2002, sera sur place. Deux des fondateurs de Kino, Christian Laurence et Catherine Thériault, présenteront également leurs réalisations. Il n’y a pas de prix d’entrée, mais une contribution volontaire est suggérée.

Kino Sherbrooke
Paru dans le mensuel Visages de mai 2004

Pour inaugurer l’implantation à Sherbrooke du phénomène montréalais Kino, Christian Laurence et Catherine Thériault, les deux membres fondateurs, seront présents le 5 mai au Théâtre Granada afin de présenter leurs courts métrages. S’ajoutera aussi la projection d’une dizaine de courts métrages de réalisateurs sherbrookois en plus d’un « spectacle métrage ». Soyez dans le coup.